Contrairement à certains spécialistes occidentaux de l’ethnologie japonaise, je tiens à cette distinction entre « études folkloriques » (minzokugaku 民俗学, littéralement, en suivant les caractères chinois qui servent à transcrire le mot, « étude des us et coutumes populaires »), et « ethnologie » (minzokugaku également, mais écrit avec des caractères pouvant se traduire par « étude des ethnies » 民族学).
Celle-ci existe d’un point de vue institutionnel comme d’un point de vue académique et théorique au Japon (Cf. Butel 2001 : 28-29). Disons en deux mots qu’en opposition aux études folkloriques qui se sont développées, pour une large part, dans une certaine autarcie, l’ethnologie ou anthropologie culturelle et sociale (bunka/shakai jinruigaku 文化/社会人類学) se nourrit des grands travaux occidentaux et des théories anthropologiques élaborées en Europe ou aux États-Unis.
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